Sunday, December 13, 2009 - Dimanche le 13 décembre 2009 - Sonntag den 13. Dezember 2009

Sunday, December 13, 2009 - Dimanche le 13 décembre 2009 - Sonntag den 13. Dezember 2009
Je suis en voiture avec mon père et mes frères, à l'avant avec le premier alors que mes frères sont à l'arrière. Je vois la route de haut chaque fois que mon père tente de dépasser une autre voiture. Tout va très vite et les voitures sont toutes tour à tour minuscules ou très grosses. On se croirait sur une piste de course - ou dans Deathproof. Je crois que notre voiture est rouge... Mon père conduit assez bien, mais il est distrait par son index droit, qu'il fixe sans cesse au lieu de regarder la route. Je lui dis que ce n'est pas prudent et qu'il ferait mieux de s'arrêter s'il préfère prendre soin de son doigt. Nous nous arrêtons donc sur la bord de la route et il me dit qu'il a quelque chose sur le doigt qu'il ne parvient pas à retirer. Je regarde sur le plancher de la voiture et je trouve des petites pinces et des ciseaux, et je me dis que ce doit être parce que j'ai fait tomber ma trousse de manucure ici un jour, et que je l'ai oubliée. J'ai quatre instruments dans la main, et je prends celle de mon père pour voir ce qui ne va pas. Ce qui le dérange est une petite bosse rouge qu'il ne parvient pas à faire partir, mais je remarque, de l'autre côté du doigt, un trou foncé rempli d'une étrange pâte rose. Je trouve cela intéressant et prends le doigt de mon père (comme s'il pouvait se détacher) pour mieux l'examiner. Avec une des pinces, je tente de retirer la pâte rose, et je me rends compte que c'est en fait une espèce de ver plutôt long et dont l'épaisseur n'est pas la même partout. Je crois au début qu'il est mort, mais lorsque je réalise qu'il est vivant et qu'il y en a plusieurs autres dans le trou, je lâche tout et m'exclame: « Papa, tu as un ver SOLITAIRE! » en criant le dernier mot parce que je suis de plus en plus énervée. (Ce sont en fait des vers plus longs et plus gros que des vers de terre, mais en aucun cas des vers solitaires, surtout parce qu'ils sont très nombreux.) Il y a aussi beaucoup de petites mouches blanches qui volent dans l'auto, et tous les vers sont sur le plancher de la voiture, tout près de mes pieds. L'ancien chat roux de mon frère, Tigri, est à l'arrière de la voiture, et mes frères me le passent pour m'aider à me débarrasser des vers et des mouches. Je le pose sur le sol en me disant qu'il les mangera peut-être. On dirait que nous nous sommes remis à rouler; mon père ne conduit pas vraiment, mais je sais que nous avançons, et nous allons vite. J'ai très peur. Il y a une musique joyeuse (ou en tout cas assez rythmée) qui joue (sûrement la radio) et mon père se met à rire; j'ouvre la bouche pour crier (toute la situation me dégoûte trop) et Tigri s'élève dans les airs très vite et me frappe au visage, comme s'il voulait entrer dans ma bouche. Je me réveille (il est environ 5 heures du matin) et me rends compte que c'est ma couverture qui est sur mon visage. Encore à demi endormie, je crie plusieurs fois parce que j'ai peur qu'il y ait des vers et des mouches dans mon lit. J'entends encore le rire de mon père et la musique étrange, mais quand j'en parle à mes parents, plus tard dans la journée, ils disent qu'ils ne m'ont pas entendue du tout...
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Tuesday, November 17, 2009 - Mardi le 17 novembre 2009 - Dienstag, den 17. November 2009

Tuesday, November 17, 2009 - Mardi le 17 novembre 2009 - Dienstag, den 17. November 2009
Gabrielle m'a invitée à passer quelque temps chez elle avec mes frères (pas tous, mais au moins le plus vieux). Elle habite en Hollande ou en Autriche (je penche pour la Hollande), enfin, quelque chose comme ça, et, sa maison comprenant plusieurs étages, tout un côté est invisible de l'intérieur. Il y a un labyrinthe entre les murs, et puisque c'est ce qu'elle le aime le plus (ses amies et elle le parcourent souvent), elle décide de me le montrer. Nous arrivons au haut d'un escalier et elle retire un panneau du mur de gauche, découvrant deux autres petits escaliers comme superposés et une porte. Elle ne m'explique pas vraiment ce que c'est, mais je devine. J'emprunte un escalier (suivie par mon frère) et me retrouve sur un autre palier, où il y a d'autres escaliers et d'autres portes. Et ainsi de suite. Après quelque temps, je découvre que les portes sont comme des boîtes à surprises: en les ouvrant, on trouve parfois d'autres escaliers, parfois un ascenseur. Je crois que les ascenseurs sont le c½ur du labyrinthe, la raison pour laquelle il est si excitant. Même si ce ne sont que des boîtes en carton qui descendent le plus souvent. Un des escaliers (et je ne suis pas certaine qu'il existe vraiment, peut-être ne fais-je que l'imaginer) descend tellement bas qu'à un certain moment, il remonte, et ce jusqu'à l'étage où Gabrielle a retiré le panneau la première fois. Sortant du mur sur le palier d'un des étages de la maison, je rencontre Gabrielle avec ses amies, qu'elle me présente, notamment une blonde d'apparence suédoise qui se nomme Ariane. Je me sens un peu à part, mais en même temps, je sais que j'ai beaucoup de chance d'être là. J'ai également l'impression d'être sur une plage abandonnée, la nuit. C'est là qu'elles me donnent toutes l'impression de se rencontrer, plus que dans le labyrinthe, même si par la suite, nous l'arpentons tous ensemble (mon frère est encore là). Prenant une pause du labyrinthe, nous redescendons au rez-de-chaussée. Je parle avec les parents de Gabrielle, qui sont très jeunes et très aimables. Il y a un tout petit garçon et un chien, et je ne sais lequel est "le mien". Je crois qu'il s'agit du petit frère de mon hôtesse, d'ailleurs je le complimente comme tel. Je n'ai pas de chien (dans la réalité ou ailleurs), mais l'un des deux est à moi.
Je me réveille, et me rendors.
Je suis à l'école, non pas comme si j'y étudiais moi-même, mais, dans une situation plus réaliste face à ma vie actuelle, comme si j'étais en visite. D'ailleurs, il n'y a personne de ma classe ou des précédentes, au moins au début. C'est comme si j'avais passé le stade de rêver du passé. C'est une récréation perpétuelle, plutôt une sorte de fête qu'une journée de cours. Nous sommes dans une immense salle brune et très sombre, très sale, comme après un incendie. Je suis avec Katucya, et je sais que tout ce qui s'est passé auparavant était un rêve. Je trouve amusant d'avoir rêvé de Gabrielle, je me dis que la prochaine fois que je lui parlerai, je pourrai le lui dire. J'ai cependant aussi rêvé de Katucya, qui est accompagnée de Claudia et met la tête de cette dernière devant la mienne, pour rire. Elle me salue également avec sa main. Claudia trouve cela très drôle et n'a pas l'air d'avoir de conscience propre. Katucya la prend comme marionnette et, sur le moment, elles sont en quelque sorte en parfait accord, ne trouvant rien à redire de ce que l'autre fait. Je suis très agacée et je dis à Katucya de ne pas faire ça car cela m'énerve. Je lui demande d'ailleurs pourquoi elle est avec elle. "Je me suis rendue compte que tout ce qu'elle avait fait n'avait été qu'un caprice fou causé par mon départ dans sa vie", répond-elle. Je me sens un peu impuissante. Je ne trouve pas cela très logique, mais je n'ai pas l'esprit assez clair pour savoir en quoi exactement, et je n'ai pas envie de répliquer. Je raconte toutefois à Katucya un rêve que j'ai fait dans mon précédent sommeil (rêve que je n'ai pas fait mais dont j'ai le souvenir dans ce rêve), l'entraînant jusqu'au milieu de la salle entre les salles de bain et la cafétéria, où il y avait jadis des tables de billard et de Mississipi et où trône maintenant une immense fontaine comme celle (qui tenait sur une table) qui contenait le punch lors du bal de finissants. Elle est relativement à sec. Je sais qu'il n'y a habituellement pas cette fontaine en plein milieu de la salle, mais je ne sais plus ce qu'il est censé y avoir sinon. "Nous étions à l'école comme maintenant, Claudia, toi et moi, dans cette même salle, sauf que la fontaine était remplie d'eau. Claudia a pris de l'eau, beaucoup d'eau, et l'a jetée sur le plancher. Tu as dit que c'était de ta faute et tu as fait semblant de ne pas voir que l'eau avait éclaboussé mes chaussures." Katucya a l'air pensive. Nous ne comprenons pas exactement ce que cela veut dire, elle moins que moi encore, j'en suis certaine. Nous retournons dans la salle brune. La fête en question est une espèce de parcours dont chacun peut expérimenter les étapes. Nous sommes tous dans la salle brune, il y a des ascenseurs et il faut attendre notre tour pour y entrer et accéder à un autre étage, à une autre étape. Comme nous n'y sommes pas encore entrées, nous ne savons pas comment est l'autre étage, et nous avons l'impression que ceux qui partent disparaissent. Le professeur responsable est mon ancien enseignant d'environnement social/karaté, et Katucya et moi le cherchons car nous sommes parmi les premières à devoir partir, et que c'est notre tour. Pourtant, plus les choses vont et moins il y a de gens, tandis qu'il ne nous arrive rien. Je ne suis, en fait, pas seulement avec Katucya, mais je ne sais pas qui sont les autres filles et je ne vois pas non plus qui elles pourraient être. Côté suppositions, c'est à peu près nul. Les ascenseurs dans lesquels nous attendons d'entrer doivent nous emmener à un étage situé au-dessous du nôtre, ce qui est surtout démontré par le fait que d'autres élèves (surtout des filles; on dirait que, hormis le professeur responsable, nous ne sommes que des filles ici) arrivent encore par des ascenseurs comme des remonte-pente qui viennent du plafond et descendent progressivement jusqu'au plancher, faisant presque le tour de la pièce entre-temps. Je vois Carolane dans l'un de ces "ascenseurs" qui descend jusqu'à nous, encore toutefois au niveau du plafond. Elle sourit à ses amies plus loin (tout le monde se sourit et rit beaucoup, nous sommes très heureuses d'être là). Elle porte un tricot gris assez chic et a un bandeau noir dans ses cheveux blonds. Je la regarde avec reproche, comme si je l'associais à Gabrielle, plus tôt, qui m'a laissée dans le labyrinthe pour aller à la plage avec ses amies, et elle cesse de sourire pendant un instant.
C'est la toute fin. Il ne reste plus grand-monde qui ne soit parti (lire: disparu) dans les ascenseurs au fond de la salle brune. La salle où il y avait autrefois la fontaine s'est transformée en épicerie et tous ceux qui ne sont pas encore partis courent vers la salle brune. Je me trouve moi-même dans le rayon des produits laitiers et je remplis mon petit sac à dos de tout ce que je peux. Je débouche des contenants de crème fouettée et j'en mange en faisant attention que personne ne me voit. Aucun risque, de toute façon, tout le monde veut pouvoir partir dans les ascenseurs pendant qu'il est encore temps et personne ne fait attention à moi. Je suis seule dans mon allée. J'avais peur de ne pas pouvoir remplir mon sac à dos de ce que je voulais (j'ai envie d'emporter de la crème fouettée et des Yop aux fraises), mais plus je prends des choses, plus il grandit. Je me rends même compte que j'ai un deuxième sac à dos, en tous points semblable au premier, mais plus grand. Comme je décide de finalement rejoindre les autres dans la salle brune, une fille de la classe de secondaire V d'Éric (que je connais car elle était également dans ma classe de 3e/4e années en 2000) arrive et me demande si je peux la porter sur mon dos jusqu'à la salle brune. Surprise, je lui réponds que je le voudrais bien, mais que j'ai déjà un sac à dos, et que cela risque d'être inconfortable pour elle. Devenue une autre fille de la classe d'Éric en secondaire V (que je ne connaissais pas, celle-là), elle s'exclame qu'elle ne parlait pas de la porter sur mon dos, mais de la laisser me prendre le bras jusque-là, ce qu'elle fait, et nous nous mettons en route vers la salle brune.

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Gewijzigd op donderdag 19 november 2009, 13u07

Sunday, November 15, 2009 - Dimanche, le 15 novembre 2009 - Sonntag, den 15. November 2009

Sunday, November 15, 2009 - Dimanche, le 15 novembre 2009 - Sonntag, den 15. November 2009
Il n'y a pas réellement d'événements pour commencer, plutôt une ambiance et des gens qui ne font rien de particulier, qui sont tout simplement. Je vis dans un village tranquille, à l'ancienne, qui me fait penser à Notre-Dame-du-Portage et Lac-des-Aigles à la fois. Ce village est le mien, je m'y sens bien. Je suis une femme d'une trentaine d'années, plutôt active dans sa communauté. Je me vois d'un peu plus loin, je suis assez grande, en robe noire à manches longues (à l'ancienne, vous dis-je), avec un chignon bas et les cheveux à peine plus foncés et plus roux à la fois (plus roux foncé, disons) que dans la réalité. Je discute avec des hommes habillés de noir devant une église. C'est un village très religieux, mais rien de néfaste. Au contraire, nous sommes des gens sérieux mais heureux, déterminés et fiers. Nous formons la génération présentement dominante du village, les hommes, leurs femmes et moi. Nous sommes trois couples d'amis qui, justement, viennent de se marier. Le premier événement du rêve est composé de ces trois mariages, dont le mien. Mon mari me fait penser à Dan Kurtz. Il est assez silencieux, pas forcément absent. Le prêtre du village est aussi notre ami. Peut-être n'y a-t-il en fait que deux couples et le prêtre est-il la troisième entité, car je ne me souviens que de trois hommes au total, et le prêtre est très important dans l'histoire. Disons qu'il y a eu trois mariages, mais que nous ne sommes que deux couples. Nous sommes tous dans la trentaine, et bruns comme moi, tous habillés de noir, en robe longue pour les femmes et en costume pour les hommes. Nous nous ressemblons tout en étant tous très particuliers. Les autres femmes, s'il y en avait bien plusieurs, ne sont pas très importantes. Je me souviens du visage de l'une d'entre elles. C'est mon amie, mais nous sommes différentes, et je ne m'entends pas forcément bien avec elle. Nous sommes tous amis pour le bien du village, quoique je m'entende réellement bien avec les trois hommes, surtout mon mari qui est celui que je connais le mieux. Il y a plusieurs moments où je marche dans les couloirs avec l'un ou l'autre ou plusieurs d'entre eux. Je regarde toujours leurs pieds et j'enregistre leur manière de marcher. C'est ainsi que je les reconnais.
Le jour même du mariage, mais comme si c'était beaucoup plus tard, je marche avec le prêtre dans un couloir. Ce n'est rien que nous n'eussions déjà fait. Je l'estime beaucoup et nous parlons souvent, étant amis. Il est grand et brun, avec une moustache et une petite barbe. Chacun des trois hommes (le troisième étant très effacé) a des chaussures différentes. Celles du prêtre sont noires (je crois que celles de mon mari sont brunes), assez grandes. Je les regarde comme je le fais souvent. Je suis à sa gauche, et nous avançons également vers la gauche du couloir (si on perçoit ce couloir comme étant horizontal). J'ai souvent remarqué que le pied gauche du prêtre (qui n'a pas de nom) semblait mou, comme si sa chaussure était vide, et qu'il marche souvent sur son propre soulier, car celui-ci se retourne. Je lui demande pourquoi ses pieds sont ainsi.
"J'ai une malformation aux jambes", me répond-il.
Regardant encore ses pieds, je lui dis:
"Laisse-moi deviner. La troisième jambe qui est collée à ta jambe droite est paralysée et tu ne peux pas l'utiliser pour marcher. C'est pourquoi tu t'es fabriqué une prothèse, qui est maintenant ta jambe gauche, et c'est pourquoi ton soulier gauche a l'air si vide.
- Oui, mais ce n'est pas vraiment une prothèse. C'est bourré de papier, avec un peu de carton."
Il s'assied et détache sa jambe, me montrant qu'à l'intérieur, son pantalon est rempli de morceaux de papier blanc. Nous sommes arrivés au bout du couloir, vers la gauche toujours, et il y a un lit au milieu d'un débarras plein de morceaux de plâtres. Tout est verdâtre. Comme si l'incident de la jambe de papier nous avait rapprochés, le prêtre me prend par les épaules, me couche sur le lit et m'embrasse. Je décide alors de divorcer de mon mari (épousé le jour même) et de me marier avec le prêtre. Les deux autres couples (sans doute seulement mon mari, le troisième homme et sa femme) finissent par l'apprendre, et le reste du village aussi, mais cela ne me dérange pas. Pour moi, le plus tôt sera le mieux. Les mariages me donnent l'impression de pouvoir s'annuler en un instant. Je trouve étrange d'avoir épousé mon mari le jour même, c'est un geste que je ne comprends plus et qui me semble très lointain. Les autres gens ne sont pas dérangés par mes décisions. Nous semblons tous penser qu'il faut bien que je choisisse quelqu'un, et que la première fois, c'était une méprise. S'il me faut choisir quelqu'un, c'est que j'ai depuis longtemps l'ambition de combattre une institution qui fait beaucoup de mal au village et qu'il me faut un partenaire pour ce faire. Je ne sais pas ce qu'est exactement ce que je veux combattre. Il s'agit en quelque sorte d'un autre village implanté dans le village, un véritable royaume dans un bâtiment qui me rappelle beaucoup l'école primaire de Lac-des-Aigles (où je suis allée en troisième année), et qui est gouverné par un enfant, soit une petite fille, soit un petit garçon très féminin. L'enfant en question a beaucoup de serviteurs; on dirait qu'en fait, tout le royaume n'est que sa maison, puisque tout le monde n'y travaille que pour lui, mais il y a tant de gens, de commerces et d'ailes dans le bâtiment que cela en devient un royaume. L'enfant, tout en étant le c½ur du problème, n'est pas ce que je redoute. Il ne faut pas se faire voir par ses domestiques, surtout ceux qui occupent une position importante et qui les rapproche beaucoup de lui (ou d'elle), tels ses gardes du corps, instituteurs, etc. Toujours est-il que le prêtre est l'allié que j'ai choisi pour combattre l'enfant et ses serviteurs et détruire son royaume. Nous marchons jusqu'au bâtiment où l'enfant habite. Nous sommes vraisemblablement au mois de mars ou d'avril; tout est boueux, et il fait gris. Il y a beaucoup de gens devant le bâtiment, et ils nous regardent étrangement. Une grosse femme (qui me donne l'impression d'être une cuisinière) nous crie que nous ne devrions pas être ici. Je m'en fiche, mais lorsque nous arrivons à la porte du royaume, je me rends compte que nous sommes à un niveau très haut dans les airs et que je n'ai pas de prise. Les étages sont des plaques de tôle nues. Je tombe sur le sol boueux car le prêtre (désormais mon mari) n'a pas le temps de me retenir; je le perds d'ailleurs de vue jusqu'à la fin du rêve. Je reste étendue dans la neige fondante quelque temps, à l'ombre d'un buisson. Je ne suis pas blessée, mais c'est tout comme. J'ai peur que des habitants du royaume ne m'aperçoivent. À ce moment, j'ai l'impression que l'enfant blond(e) n'est pas le seul à vivre là, mais c'est peut-être simplement parce que, de l'endroit où je suis, le bâtiment ressemble plus à l'école primaire que jamais.
Je finis par réussir à m'infiltrer dans le royaume, mais je dois souvent m'enfuir, et partout où je vais, j'ai peur d'être reconnue. Après avoir passé par ce qui ressemble aux cuisines d'un grand restaurant, je me retrouve dans un dépanneur avec les gardes du corps de l'enfant à mes trousses. Il y a là un homme qui est venu faire quelques achats et qui n'a rien à voir avec cela. C'est quelqu'un de banal, qui perd ses cheveux, avec des lunettes rondes, mais comme c'est la seule personne dans le dépanneur hormis le vendeur et moi et comme je sais que je me ferai bientôt attraper sinon, je décide qu'il va devoir m'aider. Je m'empare de ses lunettes, les mets sur mon nez et l'informe du rôle que je lui donne, tout en prenant un paquet de réglisses et un autre sac. Je lui dis de faire comme si nous étions ensemble. Je me regarde dans une vitrine: j'ajuste les lunettes sur mon nez et place mes cheveux dans ma chemise, pour faire comme si j'avais les cheveux courts. (Je porte une blouse blanche à manches longues et un boléro ou une petite veste noire.) Je me dis que si les gardes de sécurité m'ont vite vue la première fois, ils ne me remarqueront peut-être pas tout de suite, surtout si je semble être une cliente avec le petit homme. J'ouvre le second sac que j'ai pris; je ne sais pas ce que c'est au juste, ça ressemble à de petits maïs en boîte mais je crois que c'est censé être des chips. C'est brun. J'en mange un(e), c'est bon, mais très acide. Un goût dont je me souviens encore.
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# Gepost op zondag 15 november 2009, 21u36

Gewijzigd op donderdag 19 november 2009, 13u16

Friday, October 29, 2009 – Vendredi le 29 octobre 2009 – Freitag, den 29. Oktober 2009

Friday, October 29, 2009 – Vendredi le 29 octobre 2009 – Freitag, den 29. Oktober 2009
Ce n'est pas rare, mais c'est la première fois que c'est aussi explicite. La veille, la nuit précédente, dans un "autre" rêve, j'ai tué une jeune fille, si ce n'est plusieurs. Je crois en avoir poignardé une, broyé le crâne d'une autre... Et je me souviens surtout avoir noyé la principale. Toujours est-il que cela m'amusait beaucoup. Je me disais que c'était un rêve et que je pouvais faire ce que je voulais. D'ailleurs, je sentais que j'allais bientôt me réveiller, et j'avais envie de me défouler avant que le rêve ne se termine.
Le lendemain, me voilà à la fin d'un autre rêve. Ce n'est pas tant que je crois me réveiller bientôt que l'histoire est terminée, ou presque. Je suis dans une ville que je crois être Rivière-du-Loup mais qui a l'allure de Rimouski. Le ciel est bleu et clair, c'est une belle journée, presque chaude, neutre. Je marche sur un trottoir en pavés jaunâtres très beau (toute la ville est impeccable, comme neuve) et mon frère (Tim Alexander ou Hans Sebastian, mais je ne saurais dire lequel) me suit, plus loin. Je suis de bonne humeur, précisément parce que l'intrigue du rêve est terminée, et que je n'ai donc plus de souci à me faire. Le trottoir est, comme tous les trottoirs, quelque peu surélevé par rapport à la rue, et lorsqu'il se termine, au même niveau que la rue, il y a la mer (s'il y avait des vagues, la ville serait inondée, mais il n'y en pas, et je n'y pense pas). Une jeune fille, blonde avec une queue de cheval, en beige, m'aborde comme si elle abordait tous les gens dans la rue pour leur parler. Elle me pose des questions, ou me dit des choses, mais trop et trop vite, et j'ai peur. J'ai un mauvais pressentiment. Je la quitte, continuant à marcher sur le trottoir. Après quelques pas seulement, je vois une autre jeune fille/femme d'environ dix-huit ans, aux cheveux blonds-roux assez longs elle aussi. Elle porte une blouse blanche à manches longues et elle est très belle, plus que la précédente. (Toutes les jeunes filles de ce rêve et du précédent semblent avoir dix-huit ans et sont très belles, et la plupart sont blondes.) Elle est debout sur le trottoir, tournée vers la mer qu'elle regarde comme si elle attendait à un carrefour pour traverser la rue. J'arrive près d'elle et elle s'écarte pour me laisser regarder la mer moi aussi, comme si c'était le seul endroit pour ce faire. Après un moment, je recule et lui montre la mer de la main, pour lui dire qu'elle peut avancer, que c'est son tour. Nous sommes très polies l'une avec l'autre. Je la prends par les épaules pour la faire faire les quelques pas qui la séparent du bord du trottoir, et ce ne serait qu'un geste aimable si je ne la poussais alors dans la mer avec l'intention de la noyer comme je l'ai fait à la jeune fille de la veille. Seulement, la mer n'est plus profonde, ce ne sont que vingt centimètres d'eau sur une surface solide et lisse, et la blonde tombe dans l'eau mais ne se noie pas, forcément. Elle rit et me dit que c'était très amusant de ma part de la pousser comme ça. J'ai de plus en plus peur, je vois la première fille plus loin qui me dit encore des choses, et je m'enfuis. Je me dis que je n'aurais vraiment pas dû faire ça.
Dans tous mes rêves de poursuite et de vengeance, les vraies méchantes sont des filles, comme les guerrières dans mon rêve de janvier. Je crains les hommes, mais mes vraies ennemies sont les femmes. Les premiers m'attaquent seulement plus souvent (la plupart du temps, c'est moi qui provoque les femmes). Cette fois, un nombre très grand de jeunes femmes, presque toutes blondes, surtout leur chef, me coince dans notre ancienne maison à Lac-des-Aigles. Le lieu n'a pas d'importance. Je sais que c'est une maison et je me trouve dans la cuisine, mais c'est l'apparence. Ce qui importe, c'est qu'elles m'ont eue. Je regrette vraiment d'avoir tué les autres (ou d'avoir tenté de le faire), maintenant, mais je sais qu'il n'y a rien que je puisse faire pour me soustraire à elles. Leur chef a les cheveux plus courts que les autres filles (on dirait la Lizzy de Shaun Of The Dead, en plus belle), mais elle est aussi habillée en blanc. Et puis, ce n'est pas vraiment leur chef. C'est simplement celle qui s'occupe le plus de ma présence. Les autres filles, surtout les brunes qui sont plus passives, me regardent simplement. Il y en a qui rient et me crient des choses. Mais par rapport au nombre de jeunes femmes présentes dans la maison, elles ne sont pas nombreuses. Leur chef me pousse et je tombe à genoux sur le plancher. Elle a une bouteille de colle blanche dans la main et la vide sur mon cou et mon visage. Je sens la colle dans ma bouche, je trouve cela dégoûtant, mais surtout, j'ai peur. N'ayant jamais goûté à la colle blanche, je n'en sens pas le goût, seulement la texture et l'odeur. Je sais que ce n'est qu'un prélude et je devine qu'elle va vouloir que je me tue moi-même (elles ne sont pas pressées, me laissent réfléchir en agissant lentement). Elle sort sa main de son dos, très lentement, et j'espère qu'elle tient un révolver, mais j'ai encore plus peur quand je vois qu'il s'agit d'une paire de ciseaux. Elle me les donne et me dit de m'égorger moi-même. Je me mets à pleurer, crachant ce que je peux de colle blanche, sentant le reste couler dans le fond de ma gorge, et je sais que ça ne sert à rien de retarder mon suicide. D'ailleurs, je ne mourrai même pas, et si elles ont choisi les ciseaux, c'est que quelques jours plus tôt, dans la "réalité", je me suis dit que si je n'arrivais pas à mourir dans mes rêves, et surtout si je ressentais cet inconfort douloureux quand on me blessait et rien de plus, c'est que je ne m'étais jamais réellement fait tirer dessus ou poignarder, et que cela me faisait peur. Donc, quand j'y pense, lors des rares fois que j'y pense, je ne puis rien ressentir d'autre qu'un embarras presque souffrant, puisque mon esprit repousse immédiatement ces pensées et que je ne sais pas quoi ressentir de toute façon. Le même jour, j'avais tenté de m'imaginer m'ouvrant la gorge comme le premier garde de sécurité, dans Mirrors - je pense que si j'arrivais à m'imaginer me tuant ou étant tuée, cela pourrait faire évoluer mes rêves -, mais n'y étais pas parvenue. J'avais songé aux ciseaux, parce que ça fait encore plus peur qu'un morceau de miroir. Et c'est pour cela que la blonde m'en a donné. Elle me regarde, penchée vers moi, je continue à pleurer et à cracher la colle que je ne goûte pas. Je tente de l'attendrir mais je sais que cela ne fonctionnera pas et ça me fait encore plus peur. Qui plus est, je suis consciente de l'avoir mérité. Et c'est une impression qui m'a suivie.

# Gepost op vrijdag 30 oktober 2009, 10u08

Gewijzigd op vrijdag 30 oktober 2009, 11u08

Friday, October 23, 2009 – Vendredi le 23 octobre 2009 – Freitag, den 23. Oktober 2009

Friday, October 23, 2009 – Vendredi le 23 octobre 2009 – Freitag, den 23. Oktober 2009
Une prophétie doit se réaliser ce soir. C'est tout juste si on ne connaît pas l'heure à laquelle tout est censé se passer. Il s'agit d'une espèce d'invasion extra-terrestre et/ou d'êtres sous-marins. Encore une fois (c'est souvent le cas), le danger n'est pas tellement, pour l'espèce humaine, sous forme de mort mais plutôt d'intégration (tous les humains deviennent comme les extra-terrestres), tandis que pour moi, le risque est de mourir, car je ne suis jamais contaminée, et donc toujours une ennemie.
Encore une fois, je me doute que je ne serai pas touchée, et je connais déjà par c½ur le scénario du rêve (ou plutôt le scénario, point, car je suis tout juste consciente de l'existence d'une histoire, sans tout à fait la savoir fausse) : je sais que tous les humains sauf moi (et/ou quelques acolytes) seront transformés, je sais que je m'enfuirai, je sais que je finirai par être rattrapée, je le sais et ça m'ennuie. Je suis fatiguée de ces récits qui ne finissent jamais bien et, ce jour-là, je déprime. Je décide donc de me suicider pour échapper à l'invasion extra-terrestre.
Pendant qu'aux nouvelles, on ne parle que de ce qui va bientôt arriver, je vais sur un site Internet qui parle du suicide à l'aspirine (et que j'ai véritablement lu il y a deux ans). « Au moins 40 aspirines, sinon on ne fait que s'endormir pendant un instant puis vomir tout le contenu de son estomac. » (Je ne pourrais cependant jurer de l'authenticité de ces informations.) Cela m'ennuie, car je sais que dans la maison, nous n'avons qu'une demi-bouteille d'Advil, et cela me semble affreusement peu suffisant. Je vais les chercher, elles sont dans la cuisine, sur le comptoir, et j'en avale plusieurs poignées en regardant par la fenêtre. C'est la fin de l'été, il fait presque chaud et les gens s'agitent. Personne n'a, toutefois, l'air aussi déprimé que moi. Je suis de très mauvaise humeur, surtout lorsque je pars avec mes parents et que je n'ai plus assez d'eau pour avaler toutes les Advil qu'il me reste. « Tant pis, me dis-je, je les avalerai sans eau. » Après tout, je vais bientôt mourir... Il me semble que rien ne va, et j'ai peur d'être encore en vie lorsque les extra-terrestres vont arriver.
Contre toute attente (et à mon grand désespoir), je ne parviens effectivement pas à me tuer à temps, et je suis témoin de l'arrivée des envahisseurs, lesquels ne sont pas vraiment des extra-terrestres, j'ai l'impression que The Warning ou The Day The World Went Away de Nine Inch Nails jouent en arrière-plan musical alors que le ciel devient vert et les mers jaunes. Mais cela ne dure qu'un instant et ce n'est pas important. Ma vision est très floue dans ce rêve, je suis fatiguée et toujours très en colère. Au début, ce sont plutôt des zombies que des extra-terrestres. Comme il ne faisait pas très froid (la température, au moins, était clémente), j'ai voulu marcher jusqu'à Rivière-du-Loup pour aller voir Éric, mais comme je me suis retrouvée, avec mes parents, face à l'invasion (tout a été trop vite pour moi), je devine qu'il a été assimilé lui aussi, et si cela m'a beaucoup inquiétée un instant, ça ne devient bien vite qu'un détail ennuyant de plus.
Deux ans plus tard, je ne suis forcément plus d'aussi mauvaise humeur. Tout le monde n'a finalement pas été assimilé, et l'humanité s'est scindée en deux groupes : ceux à qui rien n'est arrivé (dont je fais partie) et les autres, les créatures marines qui cherchent maintenant à tuer les autres. Le deuxième groupe compose environ le deux-tiers de la population mondiale, et ce qui est étrange est qu'ils ont pris le contrôle des villes, tandis que nous, les êtres humains restés normaux, vivons sur des bateaux et des péniches. Nous possédons également quelques villes, pour la plupart gardées secrètes (lorsque les créatures marines les croient désertes, par exemple), mais peu nombreuses, et la plupart du temps (le reste du rêve semble s'étaler sur plusieurs mois), je vis moi-même sur un bateau.
Les créatures marines ont pris le nom d'Algues, afin de rappeler leur condition, tandis que nous sommes devenus les Mamelles (nom stupide, certes, qui évoque toutefois les mammifères...). Il y a souvent des affrontements, qui se résument le plus souvent à la mort de plusieurs des membres de notre groupe, tandis que les survivants s'enfuient. Si nous rencontrons, par la suite, d'autres groupes d'humains normaux, nous nous unissons à eux. Nous sommes généralement pacifiques, ne recherchant pas la guerre, et passons notre temps à nous cacher. Notre organisation me fait penser à celle du comité à la présidence de la Zone Libre, dans le Fléau, de Stephen King. Il n'y a pas de chefs véritables dans notre groupe, plutôt quelques personnes dont les opinions sont respectées (et dont je fais partie). Nous me donnons l'impression d'être des gens intelligents, et nous savons que les Algues sont plus forts que nous, et aussi plus nombreux. C'est pourquoi nous ne cherchons pas à les affronter.
Une fois, les Algues occupant les villes, parviennent à couper notre approvisionnement d'eau, et nous nous voyons un instant morts de soif. Cependant, quelqu'un trouve une solution, quand bien même ne serait-elle que provisoire, trouvant des immenses bidons d'eau (qui ont la forme rectangulaire et très allongée de quelque gigantesque support à billes dans un fusil à air comprimé), et en donne un à chaque responsable de groupe. Nous sommes beaucoup de gens dans notre « colonie », à l'époque, et il y a beaucoup de groupes. Je suis responsable de l'un d'eux (au moins lors de cet incident), et très contente de l'arrivée de ces bidons d'eau, lesquels, je le crois, seront faciles à partager et dureront sans doute longtemps, en termes de bidons d'eau... Je me souviens d'un homme de mon groupe qui crie qu'il a soif et quémande de l'eau. Sans répondre, car je crois qu'il n'est pas conscient de ce qui se passe vraiment, je dis à tous ceux dont je suis responsable de retourner dans notre portion du bateau, et je prévois leur donner de l'eau à ce moment-là. À ce moment-là, mais ce n'est pas le seul, on dirait Blindness.
Un autre jour, je retrouve Johanne. C'est une Algue, mais n'est pourtant pas méchante. Peut-être n'est-elle Algue que d'apparence. Elle a, comme eux, un corps de noyé, avec des reflets bleu et vert foncés, et les cheveux comme des algues recouvertes d'encre. Mais elle se fait attraper par les Algues, comme une ennemie, et ils la jettent dans l'eau à partir du pont de notre bateau sans sembler vouloir faire aucun autre geste contre nous (d'autant plus qu'elle est, de statut, avec eux, même si elle ne fait rien contre nous non plus). Ce n'est rien que de la jeter à l'eau, pourtant je sais que cela pourrait la faire mourir. J'ai l'impression que certains de mes anciens camarades de classe sont là aussi, Monika, et peut-être Jimmy et d'autres, à ma gauche. Nous sommes calmes, et ce n'est pas un moment effrayant, même si Johanne pourrait mourir. Je lui tends la main, penchée au-dessus du bastingage orangé, et comme ce n'est pas suffisant, je me retiens avec les pieds au bateau, la tête et les bras touchant presque l'eau, et je ramène Johanne sur le pont. Elle pleure, blessée que les Algues aient voulu la tuer. C'est comme si elle ne devenait vraiment notre alliée qu'à ce moment.

# Gepost op zaterdag 24 oktober 2009, 19u01

Gewijzigd op maandag 26 oktober 2009, 05u31